Manager, un homme à la mer. Episode 4 : Les révoltés du Bounty

Manager, un homme à la mer. Les révoltés du Bounty
Quel manager êtes-vous : capitaine de pédalo ou cap-hornier ? Nous vous proposons dans cette série de neuf articles de ré-enchanter la responsabilité de manager autour de neuf films de mer.

Neuf films épiques qui sont autant de portraits de marins mythiques, autant de défis symboliques que tout manager aura à relever sur la route de l’incarnation d’un leadership conscient.

Quatrième volet de notre série avec Les révoltés du Bounty, film américain réalisé par Lewis Milestone, sorti en 1962, avec Marlon Brando.

Carnet de bord

La mutinerie de la Bounty eut lieu à bord du HMS Bounty, un trois-mâts de la Royal Navy, le 28 avril 1789 dans le Pacifique Sud. Les marins mécontents, menés par le second capitaine Fletcher Christian, prirent le contrôle du navire et abandonnèrent à la dérive sur une chaloupe le capitaine William Bligh et 18 marins qui lui étaient restés loyaux. Les mutins s’installèrent ensuite à Tahiti ou sur l’île Pitcairn tandis que la chaloupe de Bligh réalisa une traversée de plus de 3 500 milles marins (6 500 km) jusqu’aux Indes orientales hollandaises.

La Bounty avait quitté l’Angleterre en 1787 avec pour mission de collecter des plants d’arbre à pain à Tahiti puis de les transporter dans les Indes occidentales britanniques où ils serviraient de nourriture aux esclaves. Après une traversée de près d’un an, le navire arriva à Tahiti et durant l’escale de cinq mois, les marins profitèrent d’une vie agréable et beaucoup nouèrent des liens avec les indigènes. Cela entraîna une baisse de la discipline et les relations entre l’équipage et Bligh se détériorèrent quand celui-ci infligea des brimades et des châtiments de plus en plus durs. Malgré son amitié initiale avec le capitaine, Christian devint son souffre-douleur et trois semaines après le départ de Tahiti, il organisa une mutinerie qui rassembla plus de la moitié des marins.

Après que Bligh eut rejoint l’Angleterre en avril 1790, l’Amirauté envoya le HMS Pandora dans le Pacifique pour capturer les mutins. Quatorze d’entre eux furent arrêtés à Tahiti et les dix survivants du naufrage de la frégate arrivèrent en Grande-Bretagne en juin 1792 où ils furent jugés en cour martiale ; quatre furent acquittés, trois furent condamnés mais amnistiés et les trois derniers furent pendus. Les mutins et les Tahitiens menés par Christian qui s’étaient installés à Pitcairn commencèrent rapidement à s’entretuer et à la redécouverte de l’île en 1808, John Adams était le seul homme adulte de l’île ; Pitcairn est aujourd’hui encore habitée par les descendants des mutins et de leurs compagnes tahitiennes. Source.

Cartes marines

Dans l’épisode 1, Das Boat, nous avons renversé une première fois les paradigmes et appris que l’exercice d’un leadership conscient repose sur la volonté de faire (de fer) et le respect d’un code éthique.

Dans l’épisode 2, The Finnest Hours, nous avons à nouveau renversé un paradigme et vu que l’exercice du leadership devait se concevoir à la racine sur l’empathie et le don altruiste.

Dans l’épisode 3, Amistad, nous avons vu le pouvoir puissant de la vérité, la force de l’espoir. Nous avons compris qu’un leader est parfaitement en phase avec ses objectifs : il ne se ment pas.

Dans cet épisode, je vous propose deux observations, parmi les multiples enseignements symboliques que l’on pourrait relevé dans ce fait historique devenu récit mythique.

Un souffle épique

Regardons tout d’abord comment la réalité-mêmed des faits dépasse ici complètement l’oeuvre de fiction. On pourra parcourir les nombreuses fiches Wikipedia qui sont consacrées au sujet. Relevons combien, les destinées personnelles et collectives sont complexes. Sentons ici le souffle de l’Histoire.

Le manager raconte une histoire, l’histoire de sa responsabilité. Le leader vit l’Histoire, sa complexité, sa force transformatrice et inclut l’histoire de sa responsabilité au sein de de la grande histoire.

Comme Steve Jobs, hissez le pavillon pirate !

Portons également notre conscience sur la capacité de rébellion qu’un leader doit posséder, le droit qu’il a de faire flotter le drapeau noir sur la marmite, comme Steve Jobs le fit en son temps.

Ce drapeau, on le connait bien : c’est celui qui servait de signe de ralliement de l’équipe en charge du développement du Mac, menée par un Steve Jobs entré en rébellion contre la direction d’Apple. Celle-ci avait à l’époque voulu occuper le fondateur de l’entreprise dans ce projet annexe, pendant que le constructeur mettait au point le Lisa. Source.

Management quantique

Comme la physique quantique, le management doit sans cesse réconcilier l’inconciliable. La dualité bien-être de l’équipe/la poursuite des objectifs est au management ce que la dualité onde/corpuscule est à la physique.

Le manager porte une position (le bien-être) ou une destination (les objectifs). Le leader porte en lui à la fois une position et une destination. Il comprend qu’il est un vecteur et que sa responsabilité, dans un univers à multiples dimensions, est de réconcilier les paradoxes.

Le manager suit le plan. Le leader offre une trajectoire.

Hissez le pavillon

Hissez le pavillon du mojo violet ! 

Apprenez notamment à cultiver les vertus d’authenticité et de respect, envers les plus petites tâches comme les grands desseins, les membres les plus modestes de vos équipes comme vos interlocuteurs les plus prestigieux.

Et si ce n’est pas déjà fait : calculez votre mojo ! C’est gratuit.

Manager, un homme sauvé des eaux avec mojo !

 

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