Manager, un homme à la mer. Episode 3 : Amistad

Manager, un homme à la mer - Episode 3 : Amistad
Quel manager êtes-vous : capitaine de pédalo ou cap-hornier ? Nous vous proposons dans cette série de neuf articles de ré-enchanter la responsabilité de manager autour de neuf films de mer.

Neuf films épiques qui sont autant de portraits de marins mythiques, autant de défis symboliques que tout manager aura à relever sur la route de l’incarnation d’un leadership conscient.

Troisième volet aujourd’hui avec Amistad, réalisé par Steven Spielberg, sorti en 1997.

Carnet de bord

En 1839, La Amistad, navire espagnol transportant des esclaves africains venus de Sierra Leone, est pris dans une violente tempête au large de Cuba. Environ cinquante prisonniers réussissent à se libérer de leurs chaînes et se retournent contre leurs bourreaux, qu’ils passent par les armes. Cinqué, leur meneur, oblige le capitaine à les ramener vers l’Afrique, mais celui-ci, profitant de son ignorance, met le cap sur l’Amérique. Lorsque le navire est arraisonné, les esclaves sont conduits aux États-Unis où, jugés pour meurtre, ils attendent leur sort en prison.

Alors que les armateurs du navire déposent un recours en justice pour récupérer leur « cargaison », un avocat de la ville demande que soit reconnu le statut de réfugiés pour ces naufragés, et récuse l’affirmation que ces personnes soient de la marchandise.

La bataille acharnée autour de leur procès attire l’attention de la nation tout entière et met en cause les fondements du système judiciaire américain. Mais pour les hommes et les femmes emprisonnés, il s’agit tout simplement du combat pour le respect d’un droit fondamental et inaliénable : la liberté.

Cartes marines

A nouveau, sur la route d’un leadership conscient, choisissons de renverser les paradigmes. Dans cet épisode, le héros n’est bien entendu ni le capitaine, vous aurez compris le principe de cette cette série, ni le bateau, comme nous l’avons vu, ni même l’équipage, comme nous l’avons également abordé. Dans Amistad, le héros est la cargaison.

Cargaison humaine, terrible cargaison de ce bateau se livrant au commerce triangulaire, à la traite des esclaves noirs entre Afrique et Caraïbes, au commerce d’êtres humains.

Ce film nous invite, en tant que manager, à nous interroger sur le sens que nous voulons donner à notre responsabilité, à ses conséquences humaines, sociales, éthiques, environnementales, écologiques et durables au sens le plus large.

Amistad nous invite également à méditer sur le discours que nous adoptons, sur la part de vérité que nous y incorporons en nous posant cette question : les intérêts supérieurs de notre charge légitiment-ils tous les discours, toutes les décisions ?

Le manager, c’est ici le capitaine, qui ment, sert les intérêts de son armateur et s’empêche de penser et de ressentir pour agir contre sa propre humanité et par là, contre l’humanité toute entière.

Le manager est le capitaine, tout petit capitaine. Le leader est la cargaison, inestimable cargaison.

Hissez le pavillon

Hissez le pavillon du mojo jaune ! 

Si cette couleur n’apparaît pas dans votre mojo, apprenez, à l’image de Cinqué, le meneur des mutinés, à ne jamais vous résigner quelle que soit la modestie de vos moyens ou l’ampleur des difficultés rencontrées : cultivez l’espoir.

Si cette couleur apparaît dans votre mojo, n’oubliez pas que toute l’activité du monde, toute l’envie de réussir possible n’est rien sans de nobles motifs et de saines méthodes.

Et si ce n’est pas déjà fait : calculez votre mojo ! C’est gratuit.

Manager, un homme sauvé des eaux avec mojo !

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